mercredi 26 octobre 2011

Les chutes d'Iguazù - Episode 2

Vendredi 21 octobre, notre deuxième jour à Iguazù. Remarquez le changement d'orthographe, cela est simplement du au fait qu'au Brésil, on parle le portugais tandis qu'en Argentine, c'est l'espagnol. Enfin, la où on était, on entendait beaucoup d'allemand, de français, et même du néerlandais !

Nous nous sommes levés tôt au matin (c'est suffisamment rare que pour le souligner), à 6h30. A ce moment, on pensait qu'il était en fait 7h30 ! Petit déjeuner près de la piscine et on part pour une journée dans le parc national argentin.
Petit détail qui aura prochainement toute son importance, nous achetons dans une supérette située près de l’arrêt de bus des sandwichs préparés pour notre pic-nique.

Aux alentours de 8h, nous sommes déjà dans le parc. Le ciel est bleu, pas un nuage à l'horizon et il fait 35 degré environs, ce qui s'annonce idéale pour bien voir les chutes !
Nous commençons par un petit sentier de 700m qui nous amène à l'une des trois stations du parc : on peut en effet se rendre à trois différents à l'aide d'un charmant petit train au gaz naturel. Nous décidons de le prendre pour se rendre à la gorge du diable !

Une des trois stations

Tchou tchou !
En route pour la Garganta del Diablo !
A la sortie du train, une passerelle d'un kilomètre de long au dessus de la rivière nous conduit jusqu'à la gorge, qui se fait déjà entendre !

Arrivés sur place, on enfile nos kaways et admirons le spectacle. Une quantité incroyable d'eau qui s'engouffre dans les profondeurs, dont on ne voit rien ! De temps à autre, des rejets de buées s'élèvent, on entend des gens crier, d'autres rigoler, et nous sommes trempés... Bref, cette partie du parc porte bien son nom !

Mais d'où elle vient, toute cette eau ?!
Ensuite, nous retournons à la station principale. Honnêtement, il n'y a pas grand chose à dire sur notre journée si ce n'est que nous n'avons fait qu'une petite pause pour manger notre sandwich, qu'on a beaucoup marché (on a fait pratiquement tout le parc sur une journée), on a dit beaucoup de fois "waw", "on se croirait dans jurassik park" (on dans "le petit dinosaure"... Oui Martin), "ca mouille!",... Et on a pris pas mal de photos dont une grande partie se trouve déjà sur Facebook.
...Ha, mais j'oubliais le passage sur les coaties ! Ces animaux omnivores et d'apparence inoffensive qui pullulent dans le parc. Lorsque l'on en croise un, les gens qui ont déjà passé quelques heures sur les lieux continueront leur chemin, tandis que les autres s'arrêteront pour les mitrailler de coups d'appareil photos (Oui bon, j'avoue, on en a fait partie...).
Mais là où ça devient drôle, c'est à la buvette du parc et sa terrasse. Des images valent mieux qu'un long discours, je vous laisse admirer ces photos.

Nous voilà prévenu...
Etape 1 : l'approche...

Etape 2 : l'attaque !
Etape 3 : la récompense.
En fin de journée, nous aurons aussi la chance d'observer un toucan, et même un caïman ! Sans compter les dizaines de rapaces qui planent constamment au dessus de nos têtes...

Vers 17h, nous reprenons le bus pour notre hôtel. Là, on se boit une petite bière au bord de la piscine et on terminera la soirée en mangeant un poisson locale au restaurant.

To be continued...
   

lundi 24 octobre 2011

Les chutes d'Iguaçu - Episode 1

Les chutes d’Iguaçu sont actuellement candidates pour être parmi les 7 nouvelles merveilles de la nature. Il était donc tout naturel de sacrifier quelques jours de travail pour aller contempler ce lieu magnifique.
Nous sommes partis le jeudi matin à partir de l'aéroport de Porto Alegre et avons logé en Argentine jusque ce lundi 24 octobre, date à laquelle nous sommes rentrés.

Puisqu'il y a énormément de choses à dire, et afin de ne pas vous assommer avec un article de 10 pages qui vous paraîtra tellement long que vous vous contenterez de regarder les images d'un air béat, nous avons décidé d'écrire un article pour chaque journée passée là-bas.

Jeudi, aux alentours de 9 heures, nous arrivons à l'aéroport de Porto Alegre. Notre vol pour Foz do Iguaçu est prévu pour 10h30.
Une fois à l'intérieur, nous cherchons notre avion sur l'écran. Le stress commence à monter lorsqu'on se rend compte qu'il n'y a aucun vol pour Foz do Iguaçu ! On trouve bien notre avion, mais celui-ci a pour destination Rio de Janeiro ! (Malheur de malheur).

On arrivera a demander quelques renseignements à une hôtesse passant par là, et il s'avérait en fait que l'avion faisait escale à Curitiba (ne me demandez pas où ca se trouve...), et que là on devait descendre pour prendre une correspondance.

On arrive alors au check-in. Prévoyant, on avait prévu un sac-à-dos sans liquide, et un sac contenant des produits normalement interdits que l'on voulait mettre en soute. On l'explique au monsieur, celui-ci refuse et veut que l'on prenne les deux à bord. On insiste. Il s'énerve. On insiste plus (Martin avait pris des ciseaux, inutile de préciser qu'il n'a plus de ciseaux...). Sinon, la réglementation est plus laxiste pour les vols nationaux : ici les produits liquides sont autorisés.   

3 heures plus tard, nous arrivons à Foz do Iguaçu, sous un beau ciel bleu et environs 35 degrés. Nous décidons de ne pas perdre une minute de ce weekend qui s'annonce exceptionnel, et on prend le bus pour le parc national, situé à 2km.

Nous ferons une promenade de 2h30 où nous pouvons admirer pour la première fois ces chutes impressionnantes.

Premier aperçu, de loin...
C'est pas beau ça ?




























Copain lézard contemple le paysage...















...Plus la ballade avance, et plus on s'approche des cascades...

On ne s'en lasse pas.















Ca mouille !




















Une dernière pour la route.














Toutes les photos sont (ou seront, c'est selon) disponibles sur Facebook.

Après cette première promenade, nous quittons le parc et prenons le bus pour le centre de la ville de Foz do Iguaçu. De là, on prend un autre bus qui nous fait passer la frontière (que l'on passe assez facilement), et on arrivera environs 2heures plus tard à Puerto Iguazù en Argentine. 

Nous arrivons en début de soirée dans notre petit hôtel très sympathique. Petite terrasse au bord d'une petite piscine, et notre chambre possède même l'air conditionné !
L'heure du repas arrivant, on décide d'aller se faire plaisir dans un restaurant renseigné dans le guide vert. On mangera alors un délicieux boeuf argentin (Bife de Chorizo) de 400 grammes, arrosé d'une grande bière locale.

Le bife de chorizo, miam !

En retournant à l'hôtel, on a alors compris pourquoi il n'y avait pas grand monde au restaurant : on ne s'était pas rendu compte qu'il y avait une heure de décalage par rapport à Porto Alegre ! Nous sommes en effet situé sur une limite d'un fuseau horaire, ce qui causera quelques soucis dans les jours à suivre. Mais çà, c'est une autre histoire...

To be continued.   


lundi 10 octobre 2011

Un dimanche matin sans eau, un dimanche soir sans électricité...

20 heures. Nous nous préparions à cuisiner un bon morceau de viande lorsque nous fûmes plongé dans un noir presque complet.
Notre première réaction fût bien évidemment quelque chose du genre "haaaan encore un problème dans ugly house", mais après avoir remarqué que quelqu'un s'amusait à pointer les gens, nous compris, avec un laser rouge à partir du building d'en face, on a vite compris que c'était une panne généralisée.
Notre seule source de lumière
Dans ces conditions, impossible de se faire à manger. On décide alors de sortir pour le petit centre commercial du coin, équipé d'une multitude de petits restaurants dont un Mc Donald's.
Arrivé sur la grand route, nous avons pu constater deux choses :
  1. Que ce soit les lampadaires, les feux rouges,... Rien ne fonctionne, aucun système de secours ou de batteries.
  2. Les brésiliens s'en foutent complètement.
Nous sommes restés quelques instants à un carrefour, émerveillé par la technique brésilienne du passage de carrefour.  Simple mais efficace (quoique je la trouve un peu dangereuse), elle consiste à foncer tout en gardant le klaxon enfoncé. Voici une vidéo de la situation, prise avec mon iPhone (Oui, je suis un fou, je sors dans le noir avec un iPhone...) :

On continue ensuite notre route vers le centre commercial et arrivé sur place on remarque que : on était pas les seuls à avoir eu l'idée; Les restaurants non plus ne disposent pas de système de secours. Bref, on a fait chou blanc.
On passe alors à la friterie, équipée d'une cuisinière à gaz, où l'on commande un xi à emporter.

De retour dans Ugly House, on tente de chercher après des allumettes et une bougie. Martin se rend dans la pièce d'à coté (il paraîtrait que c'est un salon, je trouve que cela ressemble plus à un débarras) lorsqu'un courant d'air fait claquer la porte.
On arrive alors à la dernière surprise de la journée : les clinches sont cassées de chaque côté de la porte ! 
Pauvre Martin...
On a bien évidemment essayé toutes les clés que l'on a pu trouver, mais rien n'y fait, c'est fermé ! Je lui ait donc passé son xi par une petite fenêtre, tel un prisonnier en isolement.

Après avoir mangé chacun dans son coin, la lumière revient enfin quelques minutes plus tard. Chacun de son côté, on s'acharne alors sur la porte... Qu'on arrivera finalement à ouvrir !
On terminera notre soirée tranquillement à regarder une série, une bière à la main...

dimanche 9 octobre 2011

Eaujourd'hui...

Aujourd'hui, j'ai voulu prendre une douche : pas d'eau.
On tire la chasse des toilettes : pas d'eau.
On essaye le lavabo : pas d'eau.

...Bon dimanche à vous aussi.

PS : la faute d'orthographe dans le titre, c'est fait exprès.

vendredi 7 octobre 2011

Chimarrão's day

C'est aujourd'hui à moi de prendre la plume pour vous conter les aventures du courageux Stiph' (surnom local de notre carolo national).

Courageux... ou téméraire, car c'est sans aide qu'il décide de s'attaquer à l'élaboration de la mythique chimmarão. Cette boisson étant aux Porto Alegrense ce que la bière est à l'étudiant belge, il est vrai que nous nous devions d'en faire l'expérience!

Après s'être procuré les indispensables ustensiles au marché local (facilement 50€ en tout quand même...), le voila, la cuia en main et le sourire aux lèvres, prêt à se frotter à ce monument de la culture gaucho.
Mais n'est pas Brésilien qui veut, et il faut bien dire que la première tentative fut pour le moins... hasardeuse

Oui Stiph, c'est foireux ton truc!

Mais, tel un Michel Vaillant des temps modernes (ne cherchez aucun rapport), notre valeureux blondinet va même jusqu'à goûter sa préparation... Verdict ?

Slurp slurp...
...ça a pas l'air terrible! Mais faut pas s'y fier car... oups désolé, je m'égare!

Après interview de l'intéressé, la potion possède un goût se rapprochant fortement du bon vieux gazon coupé. Votre serviteur se décide donc à confirmer le diagnostic. Il est sans appel, l'infusion arôme "herbe de nos jardins", ce n'est pas pour nous !

Suite des opérations ce soir, avec une petit sortie en ville accompagnés de nos amis de la fac. Elle finira sûrement encore avec Stiph' buvant de la caïpirinha dans le nombril d'une danseuse de samba, mais cela est une autre histoire...

Barbecue + 1

Dimanche passé, un des étudiants de notre labo nous a invité à manger un barbecue chez lui. Les consignes étaient très simple : prendre le bus et attendre qu'il arrive sur l'avenue Ipirangua. Elle est en effet facile à reconnaître puisque :

  • C'est la seule rue où les bandes de circulation sont séparées par un cours d'eau (A noter qu'en Europe, on appellerait ca un égout).
  • Elle fait plusieurs km de long.
Une fois sur cette avenue, descendre dès que l'on voit un "footbridge". Voici donc un schéma de la situation :
Mais de quel footbridge il parle ??
 Je pense que vous avez saisi le problème... 2 footbridges plus tard, on tombe sur une cabine téléphonique. Munis d'une carte de téléphone et de son numéro, on se décide à l'appeler. Nouveau problème : la cabine téléphonique est hors service.
On décide donc de marcher un peu, et on finira tout de même par trouver le point de rendez-vous !

Le barbecue s'est bien passé, et il n'y a rien de spécial à raconter (les quelques photos sont disponibles sur l'album publique Facebook).

Ensuite, on prend la direction du parc et de la Citade Baixa, où l'on s'est rendu dans un petit bar sympathique où l'on a pu boire de la bière artisanale.

Au parc


Pas mauvaise cette petite bière !

mardi 4 octobre 2011

Infos en série

Oui bon, ca peut arriver à tout le monde de mettre son t-shirt à l'envers le matin et de s'en rendre compte dans le bus...

Mémé est dans la chenille de la mooort...














...Mémé est toute seule dans la chenille de la mort.















Tout est dit.

samedi 1 octobre 2011

Appartement fail

Il y a quelques jours, nous trouvions une annonce pour un appartement parfaitement bien placé (comprenez par là à 10m du resto où l'on peut manger à volonté, en face du plus beau parc de la ville mais à plus de 40minutes de bus de notre campus).
Après avoir envoyé un mail, nous sommes allé le visiter une première fois : on constate alors qu'il est complètement vide ! Cependant, le gars nous dit qu'il sera meublé le vendredi...

Vendredi (hier donc), on retourne pour une deuxième visite après avoir réussi à faire passer le prix du loyer de 1600 reals à 1400 reals. Cependant, l'appartement est toujours vide ! On décide donc de revenir le samedi...

Le samedi, on se rend sur place à 13h, heure du rendez-vous. Après un quart d'heure académique d'attente, on décide d'aller manger à notre restaurant favoris.
C'est donc le ventre bien remplis qu'on fait une nouvelle tentative pour l'appartement. Un mot disant qu'ils arrivent dans une demi heure a été placé sur la porte (A noter que l'info ne nous était pas très utile, on avait aucune idée de l'heure à laquelle ce papier avait été placé sur la porte...)

Bref, on a attendu...

Il fallait bien tuer le temps...














On n'aime pas poireauter...


















Après une heure de patience. On décide de s'en aller et tampis pour l'appartement. On restera dans notre actuelle "ugly house".